09/11/2009

Tous semblables, tous athées!

Savoir qu’un simple citoyen peut tenir tête à une institution ou à l’Etat s’il estime être victime d’une injustice, est plutôt rassurant. C’est à cela que devrait servir la Cour européenne des droits de l’homme. Il est en revanche révoltant de constater qu’une immigrée quérulente puisse, pour ce qui n’est finalement qu’un caprice personnel, heurter frontalement les sentiments culturels et religieux de tout un peuple, qui l’a accueillie en son sein.

A cet égard, l’arrêt de la Cour de Strasbourg qui enjoint l’Italie à retirer de toutes les classes d’écoles les crucifix qui s’y trouvent encore, est un pur scandale, une obscénité juridique, qui devrait amener l’Union européenne à s’interroger sur la mission de cette cour. Et dire que nous, Suisses, sommes aussi soumis à cette juridiction!

Le peuple italien vient de loin. C’est davantage qu’un peuple, c’est une civilisation, qui s’est développée en étroite symbiose avec l’Eglise catholique. Et même si la ferveur religieuse n’est plus ce qu’elle était au-delà des Alpes, la société italienne reste profondément marquée par cette appartenance. En ce sens, la religion représente en Italie bien davantage que l’affaire privée à laquelle les intégristes de la laïcité veulent la réduire. Dès lors, il n’est pas surprenant que l’Italie s’insurge, lorsque les sentiments profonds de dizaines de millions de citoyens sont bafoués au nom d’une idée dévoyée du «droit à l’éducation», revendiquée par une pasionaria de l’athéisme. Selon un sondage, 84% des Italiens sont favorables à la présence d’un crucifix dans les écoles.

Et il est lamentable de voir le Parti socialiste valaisan plonger dans cette misérable brèche pour, lui aussi, rameuter une juridiction étrangère afin de mettre au pas le sentiment religieux des Valaisans.

Le seul aspect positif de l’arrêt de Strasbourg, c’est qu’il va susciter un mouvement de résistance, en Italie et ailleurs, contre les décrets de la tyrannie égalitaire. Tous semblables, tous athées, au nom des droits de l’homme! Il faut y faire très attention: des forces redoutables sont à l’oeuvre pour détruire ce qui fait la richesse des civilisations, autrement dit leur différence.

Il faut encourager nos voisins transalpins, et demain les Valaisans, à refuser l’arrêt de Strasbourg, comme une atteinte à leur intégrité culturelle et religieuse – ce qui relève aussi des droits de l’homme. Quitte à entrer en résistance s’il le faut, quitte à braver les flics de la pensée, lorsqu’ils viendront arracher les crucifix.

Philippe Barraud
www.commentaires.com

08:33 Publié dans Politique | Tags : crucifix | Lien permanent |  Imprimer