21/03/2014

La haine de l’Occident a son champion: Poutine

Faut-il soutenir Poutine sous prétexte qu’il fait la nique à l’Occident ? C’est la conviction de nombreux Européens, prêts à tous les abandons pour satisfaire leurs fantasmes, leur haine de soi, voire un anti-sémitisme latent.

Notre article dénonçant le coup de force de Vladimir Poutine en Crimée, et par là même la renaissance d’un impérialisme russe dur et brutal, nous a valu des réactions inhabituellement violentes – même par téléphone ! Quel crime avions-nous donc commis? Dénoncer la violation des frontières d’un Etat souverain, puis l’occupation militaire d’une province, est semble-t-il inopportun, dès lors que c’est de la Russie qu’il s’agit. Il faut l’accepter et applaudir.
Elle n’a fait, nous assure-t-on, que «réparer une erreur historique». Très bien ! La Chine pourrait, elle aussi, être tentée de réparer quelques «erreurs historiques» – de son point de vue s’entend -, et envoyer ses chars à Taïwan et au Tibet; l’Inde pourrait réparer l’«erreur historique» de la Partition, et lancer son armée sur le Pakistan et le Bangla Desh. On n’en finirait pas d’énumérer des «erreurs historiques», même en Europe.
Or, ces arguties ne sont qu’une manière de détourner l’attention, et surtout, de saper le fragile consensus qui permet au monde de vivre en paix relative. Si chaque Etat s’estime légitimé à rectifier ses frontières au détriment de ses voisins, par la force, ce sera la Troisième Guerre mondiale, tout simplement.
Mais cette crise est utile car elle agit comme un révélateur. Elle nous montre au grand jour un courant d’opinion jusqu’ici assez discret, qui se nourrit d’un anti-occidentalisme virulent, et qui salue toute attaque contre l’Occident et ses valeurs comme un acte d’héroïsme et d’indépendance. Aux yeux de ces gens, Poutine est donc un héros, et chaque fois qu’un nouvel Etat de l’Est européen tombera sous les chenilles de ses chars, ce sera salué comme une grande victoire contre cet Occident honni et son bras armé, l’OTAN. D’ici à ce que ce courant approuve et soutienne Al Qaida, il n’y a qu’un pas, puisque la cible du fascisme islamiste, c’est précisément l’Occident et ses valeurs détestées, la démocratie, la liberté, les droits des femmes, la laïcité.
Encore faut-il s’entendre sur ce que ce courant d’opinion appelle l’Occident. En réalité, il s’agit d’une chimère typique de notre époque, aux multiples sources et relais sur internet, un parfait exemple de théorie du complot: le complexe judéo-américain. Parfois, certains préfèrent parler de complexe américano-israélien, pour éviter un mot trop connoté. Mais cette prudence sémantique ne fait pas illusion. On retrouve à la racine de cette chimère les mêmes éléments que dans les années 30: les responsables, encore et toujours, de tous les malheurs du monde, ce sont les Juifs, c’est Israël, à la fois au sens géographique (l’Etat d’Israël) et au sens ethno-culturel, les Etats-Unis n’étant finalement que les valets d’Israël.
Fort heureusement, l’Occident, ce n’est pas ce monstre froid que prétendent ces esprits échauffés, et Poutine n’est pas le champion d’une quelconque «libération»: c’est une culotte de peau frappée de folie des grandeurs – c’est extrêmement banal. L’Occident si décrié, encore une fois, c’est notre civilisation, nos traditions, nos cultures européennes, le Christianisme, et nos Lumières.
Voilà pourquoi nous défendons et défendrons cet Occident, puisqu’il est notre maison et notre Histoire, notre réalité – bien loin des fantasmes où se vautre la haine de Soi et de la liberté, bien loin aussi des délires du maître du Kremlin.

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19/03/2014

Qu’est-ce qu’on attend pour sauver Lavaux ?

Forte pression immobilière, «gentryfication»: le site de Lavaux fait l’objet de toutes les convoitises, et on y construit à tour de bras ! Une protection efficace s’impose enfin, et seule l’initiative Sauver-Lavaux le permettra.

C’est un des paradoxes de l’accession d’une région au Patrimoine mondial de l’UNESCO: cela renforce son attractivité, mais pas seulement touristique ! Ainsi, les milieux immobiliers mettent à profit cette attractivité pour construire du neuf, ou transformer d’anciennes maisons villageoises, partout où c’est possible, mais toujours en direction du haut de gamme, beaucoup plus rémunérateur. L’Association Sauver Lavaux dénonce ainsi le bétonnage de tout ce qui délimite le haut et le bas du secteur relativement protégé actuellement: les crêtes, et les rives du lac.
A cet égard, les parcelles qui surplombent l’autoroute sur l’ex-commune de Grandvaux, désormais Bourg-en-Lavaux, offrent un spectacle choquant: en quelques mois seulement, de vastes terrains agricoles ont été couverts de bâtiments étendus et massifs, une véritable ville-champignon, et qui ne cesse de croître; sur les bords du Léman, entre Cully et Villette, c’est un chantier permanent, où les anciennes maisons sont rasées les unes après les autres pour faire place à des villas de luxe cachées derrière de hautes palissades.
La plupart des Vaudois croient Lavaux sévèrement protégé: n’ont-ils pas plébiscité deux initiatives de Franz Weber ? En réalité, c’est une véritable frénésie immobilière qui y sévit, comme en témoignent les chiffres publiés par Sauver-Lavaux – chiffres officiels qui émanent du SCRIS (Service d’information statistique de l’Etat de Vaud) et de la CAMAC, l’institution qui gère les permis de construire. D’abord la population: entre 1960 et 2000 elle a pratiquement doublé à Lavaux, alors qu’elle reculait à Lausanne et à Vevey. La population vigneronne au sens large ne représente plus, aujourd’hui, que 20% du total.
Mais le plus spectaculaire touche aux demandes de permis de construire. Entre juillet 2011 et février 2014, près de 450 demandes de permis de construire ont été déposées. Parmi celles-ci, seule une douzaine concernait des projets en relation avec la viticulture !
Selon une étude de l’avocat Laurent Fischer, il y a eu autant de mises à l’enquête dans la commune de Bourg-en-Lavaux qu’à Nyon, dont la population est quatre fois supérieure; et il y a eu autant de mises à l’enquête dans les communes du territoire protégé par la loi actuelle qu’à… Lausanne, où la population est dix fois plus importante.
Une seule conclusion s’impose à la lecture de ces chiffres: les possibilités de construire à Lavaux sont aussi larges qu’ailleurs dans le canton, voire davantage ! Ce n’est manifestement pas ce qu’on voulu les Vaudois, qui par deux fois ont exigé une protection particulière de ce patrimoine.
Face à l’initiative Franz Weber III, le gouvernement et le Grand Conseil ont bricolé un contre-projet profondément inutile, puisqu’il ne change pratiquement rien à la pratique actuelle, et confie encore et toujours l’avenir de Lavaux aux communes, libres de gérer à leur guise, «entre soi», les nombreuses zones à bâtir qui entourent les villages, et qui sont actuellement plantées en vigne. Mais pour combien de temps ? La crise de la viticulture risque de provoquer des ventes massives de terrain aux promoteurs, et donc la construction de villas en périphérie des villages historiques. La vigne est vite arrachée, comme on le voit à Lutry, à Chexbres, ou à l’approche de Vevey: la vigne a pratiquement disparu.
La loi que propose l’initiative est claire, rigoureuse, et elle est applicable immédiatement. Elle n’empêche nullement les vignerons de construire les équipements dont ils ont besoin; par contre, elle empêche la poursuite du mitage et du grignotage du paysage de Lavaux à des fins purement financières. Elle a le soutien des principales organisations de protection de l’environnement, telles que le WWF, Pro Natura et Pro Riviera. Et puisque la campagne d’affichage biscornue des opposants met en avant un faux Franz Weber sous le titre «Notre Franz Weber», autant préférer l’original à la copie…

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10/03/2014

Ecopop, la bonne réponse aux bonnes questions

Avec le passage du temps, l’initiative Ecopop devient de plus en plusSalonfähig, elle n’est plus rejetée comme une apparition du Diable, on ose même en parler publiquement. C’est heureux, car elle ouvre un débat fondamental, pour ne pas dire le plus fondamental, pour la Suisse et pour le monde.

Le bon sens et ses évidences ont mauvaise presse parmi les intellectuels et les décideurs. On l’a vu pas plus tard que le 9 février, où une majorité de citoyens ont signifié leur opposition à la poursuite d’une politique délibérée d’immigration de masse.
Ces citoyens ne sortent peut-être pas tous de nos facultés de sociologie, mais ils ont l’avantage de voir la réalité en face, chaque jour, plutôt qu’au travers de dogmes, d’idéologies et de tabous tels que les cultive la gauche. Et que voient-ils, ces citoyens ? Que la surpopulation est la menace numéro un pour l’avenir, sinon de la planète, qui en a vu d’autres, du moins pour celui de l’espèce humaine. Aujourd’hui déjà, la surpopulation provoque l’épuisement rapide des ressources, qu’elles soient énergétiques, minérales ou alimentaires. De quoi nourrira-t-on les milliards d’humains à venir ? Probablement qu’on ne les nourrira plus du tout – en tout cas pas les plus pauvres d’entre eux.
Mais il faut bien dire que si certains s’en inquiètent, la plupart s’en moque comme de l’An quarante. Nous avons été si bien drillés par les milieux économiques qu’il nous paraît normal, voire nécessaire, de gaspiller les ressources et de consommer tout ce qui est consommable, plutôt qu’en fonction de nos propres besoins. Et si vous faites mine de dire qu’ainsi, on risque bien d’aller dans le mur, on vous accusera de vouloir mettre les gens au chômage, et les plonger dans la misère. Vous serez un ennemi de la Sainte Croissance, une sorte d’anti-social, de mécréant, ce qui aujourd’hui pèse aussi lourd qu’une excommunication au Moyen Age.
Dimanche sur La Première, le professeur Dominique Bourg, de l’Université de Lausanne, qui n’est pas un extrémiste mais bien plutôt un sage, expliquait très simplement que la croissance telle qu’on nous l’impose n’est pas tenable, puisque les ressources ne permettront pas d’y répondre. Une évidence que chacun pourrait trouver tout seul, si on le laissait réfléchir en paix ! En effet, comment faire pour accroître chaque année de 5% à 10% la consommation de votre ménage, si vos revenus n’évoluent pas, voire diminuent ? Vous courez droit à la faillite, et vous le savez. Reste à savoir à quel moment vous basculerez, à quel moment vous commencerez à recevoir des sommations. Les choses ne sont pas différentes pour la société et les Etats, mais nul ne sait quand arrivera le break even. Tout ce qu’on sait, c’est que cela sera extrêmement brutal.
La propagande qui, n’en doutez pas, fondra bientôt sur l’initiative Ecopop jouera largement sur la culpabilisation: on vous rendra coupable de vouloir appauvrir le pays, d’être xénophobe, de parier sur le repli plutôt que surl’ouverture – Ah ! le prêt-à-porter de la pensée, avec ses mots-valises ! Mais on se fera rassurant aussi: des chercheurs, peut-être financés par Syngenta et Monsanto, vous expliqueront qu’avec une agriculture «moderne», on pourrait nourrir 20 milliards d’humains; qu’avec le gaz de schiste, on a gagné 40 ans de pétrole; qu’avec les nouvelles voitures, on dégage de moins en moins de CO2. La preuve ? Ce sont les constructeurs qui le disent ! On peut les croire, non ?
Ecopop est une chance pour la Suisse, pour sauver ce qui peut l’être encore non seulement d’un cadre de vie, mais d’un mode de vie, d’une culture, d’une civilisation politique. Et plus encore, pour témoigner d’une prise de conscience, dans un monde qui dans sa fuite en avant devient suicidaire.
Et comme nous avons déjà subi les insultes de ceux qui, dans les pays voisins, nous en veulent de voir bien plus loin qu’eux, nous sommes blindés, et n’aurons donc aucun scrupule à dire oui à cette initiative. La meilleure motivation en est que tout l’establishment est contre, ce qui devrait faire tomber les derniers scrupules…

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19/02/2014

La Suisse a allumé la mèche, l’UE a peur

Représailles, menaces, chantage, ultimatums comminatoires… La Commission européenne n’en finit pas d’agresser la Suisse. Pourquoi ? Parce qu’elle a peur. La Suisse a allumé une mèche qui va propager l’espoir dans plusieurs pays de l’Union. Le mouvement est peut-être irréversible.

La Commission européenne – qui se passe allègrement de l’avis du Parlement européen, parlement-croupion s’il en est – répète plusieurs fois par jour, par la voix du pathétique Barroso ou d’autres petits chefs cooptés, que la libre-circulation n’est pas négociable, qu’elle est un acquis fondamental, et donc qu’il est interdit de seulement en discuter. Autrement dit: un tabou.
Cette insistance doit nous faire dresser l’oreille: ce discours est-il destiné à la Suisse, ou aux citoyens des pays de l’Union tentés par la contestation du tabou ? Ils sont nombreux, ceux qui se demandent si la libre-circulation est bien le don du Ciel qu’on dit; s’ils ne vivraient pas mieux avec une libre-circulation régulée, plutôt qu’avec les portes ouvertes actuelles. M. Barroso a récemment pris exemple des cantons suisses pour dire que la libre-circulation dans l’UE ne pouvait pas s’arrêter aux frontières. Mais pardon: l’UE n’est pas une Confédération d’États, l’UE n’est pas la Suisse, et surtout, elle ne peut pas imposer ses règles à un pays extérieur. La Suisse n’applique pas ses lois à la Lombardie ou à la Savoie, que l’on sache (hélas ! disent les Lombards et les Savoyards…).
La contestation de la libre-circulation, initiée par la Suisse, va nécessairement se propager et, en raison de la position obtuse de la Commission, favoriser les partis d’extrême-droite dans les pays de l’Union, ce qui peut inquiéter. Les dirigeants européens le savent bien, et c’est pourquoi ils persécutent la Suisse, pour l’exemple. En tapant là où cela fait mal, à savoir la recherche et les étudiants – pénalisant au passage les chercheurs et les étudiants de l’Union !
M. Barroso a créé un abcès de fixation sur la Croatie, et posé un ultimatum à la Suisse – verra-t-on bientôt le Charles-de-Gaulle dans la rade de Genève ? En annonçant à la Croatie qu’une votation à son sujet en Suisse n’aurait pas de sens, Mme Sommaruga a fait preuve d’une honnête candeur, ce qui est fatal dans les relations internationales. Juridiquement, elle a évidemment raison: pourquoi accorder la libre-circulation à la Croatie, alors que celle-ci sera sévèrement limitée peu après ? Mais il eût été beaucoup plus habile de laisser aller, avec un minimum de cynisme, le calendrier électoral: en cas de non, le Conseil fédéral aurait pu plaider sa bonne foi, et l’obstination butée du peuple contre laquelle il ne peut rien; en cas de oui, elle aurait évité à notre pays cette grêle de sanctions un peu infantiles, qui paniquent l’establishment suisse et ravissent les commissaires européens par l’effet produit.
Il faut absolument que nos élus et les médias cessent de se vautrer dans laSchadenfreude, et d’attiser ainsi la soif de vengeance des dirigeants européens. Ils font ainsi le jeu de nos adversaires, médiocre cinquième colonne qui compromet les solutions à venir. Cette politique du pire vise à dégrader délibérément la situation politique et économique de la Suisse, afin de pouvoir en rendre l’UDC responsable et ainsi, réduire son influence.
Petits politiciens, petits médias, politique nulle…

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09/02/2014

Des Suisses audacieux et précurseurs

On ignore si le vote du 9 février suscitera une crise entre la Suisse et l’Union européenne. Ce qui est sûr, c’est qu’il signale une crise profonde entre le peuple et ceux qui, politiciens et lobbies, prétendent le gouverner.

Le peuple subit de plein fouet les effets dévastateurs de l’immigration de masse, en termes de qualité de vie en particulier. Cet aspect des choses a toujours été jugé comme négligeable, voire méprisable par le Conseil fédéral et ceux qui tirent les ficelles, les gros lobbies de l’économie. Qui, entre parenthèses, doivent facilement s’entendre avec le ministre en charge de ce département… On n’oublie pas les médias, en particulier ceux de la RTS, qui font de la politique plutôt que d’en rendre compte. Que pèsent, en effet, la protection du paysage ou la sécurité des personnes, par exemple, face aux milliards qui ne demandent qu’à tomber dans la poche de ceux qui exploitent les migrants?
Ce qui a fâché les Suisses aussi, c’est que de la droite à la gauche, on n’avait qu’un seul mot à la bouche: «Croissance, croissance, croissance !» Pour les électeurs socialistes, entendre leurs élus sous la Coupole tenir le langage d’un Schneider-Ammann était un peu fort de café, et les a logiquement fait basculer dans le camp du oui. On ne peut pas tout renier sous prétexte de s’opposer à l’UDC.
Au passage, on regrettera que les électeurs romands ait partagé, un peu naïvement, ces rêves de croissance infinie, et gobé tout cru les menaces sur l’emploi et la prospérité brandies par les patrons romands dont la photo remplissait les journaux. Heureusement qu’il y a les Suisses allemands pour nous protéger contre nous-mêmes ! Déjà, en 1992…
Le vote de ce dimanche, qui nous réjouit, est grave en cela qu’il montre que le Conseil fédéral, le parlement, l’establishment économique et médiatique, n’ont plus la confiance du peuple. Celui-ci s’est estimé trompé, mené et bateau, et donc mal gouverné. On lui a «vendu» la libre-circulation sur la base de données délibérément mensongères. C’est impardonnable. A l’étranger, des gouvernements ont démissionné pour moins que ça. Mais rien ne se passera chez nous, pour une raison simple: nos sept ministres restent convaincus qu’ils avaient raison, et que le peuple a eu tort.
Le score de l’initiative est d’autant plus remarquable que le texte de l’UDC avait contre lui l’ensemble de la classe politico-médiatique, engagée jusqu’au cou dans un débat totalement déséquilibré. Gageons que cet échec cuisant la ferra réfléchir sur sa crédibilité.
Les Suisses n’ont évidemment pas à rougir de leur vote, tout au contraire: ils sont des précurseurs. Déjà, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Belgique, en France, des voix s’élèvent pour saluer ce coup de frein à une libre-circulation débridée – et demander qu’on s’en inspire. En vain sans doute: la démocratie telle que la vivent les Suisses est inimaginable dans une Europe qui se méfie des peuples comme de la peste.
Ah ! La libre-circulation… C’est une chimère composée à moitié d’idéologie de gauche (solidarité universelle), et à moitié de mondialisation sans limites (solidarité financière). Que peut-on attendre d’un bâtard pareil, qui de surcroit ignore complètement les réalités quotidiennes d’une galaxies de pays extrêmement différents les uns des autres? Avec ce système, l’Union européenne va droit dans le mur, comme en témoignent les taux de chômage dans la plupart des pays qui la composent.
Les Suisses peuvent être fiers de cette leçon de démocratie, envoyée à la fois à ceux qui la gouvernent si mal, et à l’Union européenne, sourde et aveugle à la rumeur qui monte des peuples.

05/02/2014

Les bons petits soldats de la RTS

On finira par croire que la RTS a reçu mandat du Conseil fédéral pour combattre l’initiative sur l’immigration de masse. En effet, les règles les plus élémentaires d’équilibre des opinions définie par la concession sont bafouées sans vergogne.

Lundi 3 février, l’émission Forum de La Première offre 17 minutes (!) à Christian Levrat, qui a micro ouvert pour lancer une propagande extrêmement dure contre l’initiative. Aucune réaction des journalistes, forcément, qui l’encouragent au contraire et le relancent. On n’entendra évidemment pas la moindre intervention du président de l’UDC…
Même topo mardi 4, cette fois c’est Pascal Couchepin qui sert la soupe, appuyé par Roger Nordmann. Dans la même émission, on envoie une attaque en règle contre Jean-François Rime, mais si mal fondée que la baudruche se dégonfle.
Cet engagement unilatéral de la radio d’Etat et, plus grave, de ses journalistes, est consternant, mais aussi révoltant: comment peut-on violer aussi grossièrement, et sans contrôle, les règles de l’équilibre des opinions? C’est un principe journalistique fondamental, au-delà des exigences de la concession dont certes tout le monde se moque comme de colin-tampon. Les journalistes nous diront sans doute, comme tout bon petit soldat, qu’ils n’ont fait qu’exécuter les ordres…
On se consolera en se disant que cette propagande est si grossière et massive, qu’elle est remarquablement contre-productive, et qu’elle fait tomber les dernières hésitations de l’électeur exaspéré d’être pris pour un demeuré!

02/02/2014

Le créationnisme n’a pas sa place dans les cours de sciences

Certaines écoles privées, à Genève et dans le canton de Vaud, enseignent le créationnisme dans le cadre des cours de sciences. Sans faire de bruit ni s’en vanter… C’est un non-sens pédagogique, et un abus de pouvoir sur de jeunes esprits.

Pour le créationnisme, très en vogue aux Etats-Unis et de plus en plus en Europe semble-t-il, le monde et les êtres vivants ont été créé en sept jours, il y a environ 6’000 ans, et n’ont pas évolué depuis. La faveur nouvelle dont jouit cette lecture strictement littérale de la Genèse peut s’expliquer par la montée des mouvements évangéliques, dont la caractéristique principale est, précisément, une lecture littérale de la Bible.

Mais que faire donc du Big Bang, de la vie et de la mort du Soleil, des fossiles, des découvertes de la paléontologie et de l’archéologie, de Lucy et de l’Homme de Néandertal ? Rien, fadaises anti-religieuses…
Or, on peut être chrétien et refuser absolument le créationnisme, qui insulte à la fois l’intelligence des hommes et… la Bible elle-même ! La Bible n’est pas un livre de science ni un livre d’Histoire, et vouloir la ramener à cela, c’est en bafouer la grandeur et l’essence spirituelle, c’est s’en servir pour asservir l’individu.
Le grand danger, pour la société, consiste à entrer dans le jeu des créationnistes, qui veulent faire du créationnisme une théorie scientifique comme les autres, comme par exemple celle de la formation des étoiles et des planètes, celle de l’évolution des espèces de Darwin, ou celle de la relativité d’Einstein. Une théorie qui, par conséquent, aurait toute légitimité pour être enseignée parallèlement aux autres.
C’est un peu comme si on voulait mettre sur le même pied l’astrophysique et l’astrologie, laquelle repose sur des bases fausses (les étoiles et les planètes ne sont pas là où elles sont dans le vrai ciel), et des interprétations fantaisistes… mais rémunératrices !
Or le propre d’une théorie scientifique, susceptible d’être enseignée comme telle à l’école, c’est qu’elle repose sur des données reproductibles et vérifiables, données issues des mathématiques, de la physique, de la chimie, ou de la nature elle-même: les fossiles sont des témoins particulièrement éloquents, et on voit mal où trouver, dans la Genèse, l’explication de leur présence dans dans couches très anciennes du sol. Y avait-il des dinosaures dans l’Arche de Noé ?
Bien sûr, pour que s’imposent les théories scientifiques, il a d’abord fallu faire des hypothèses avant de proposer des conclusions; mais ces hypothèses ont été vérifiées, très progressivement, après avoir été dans un premier temps contestées – c’est ainsi qu’avance la science. La dérive des continents d’Alfred Wegener, par exemple, a mis très longtemps à s’imposer, malgré certaines évidences visuelles de l’imbrication ancienne de ces continents !
On peut aussi signaler, dans le même registre, la belle et difficile destinée de Mary Anning, jeune fille très pauvre de Lyme Regis, dans le Dorset, qui découvrit, dès les années 1810, quantité de fossiles extraordinaires sur les plages et les falaises de la région, bouleversant ainsi le savoir de l’époque. Elle se heurta très vite à l’hostilité à la fois de l’Eglise, parce qu’elle remettait en cause l’origine du monde, et au monde scientifique, parce qu’elle était une femme, et de plus, de basse extraction…1
L’école ne doit pas faire l’impasse sur le créationnisme, mais elle ne doit pas le présenter comme une explication scientifique à l’apparition de l’Univers; elle peut l’enseigner dans le cadre de cours sur les religions – au reste, chaque religion a sa propre vision de la création du monde, et celle des créationnistes chrétiens n’est pas celle des Hindous, des Mayas ou des Maoris!
Lorsque la religion empiète sur le terrain du savoir et de la science, cela finit généralement mal, parce que précisément, ce n’est pas son terrain (et réciproquement d’ailleurs: la science n’a pas à se mêler de religion). L’Europe est placée pour le savoir, qui a mis sous le boisseau pendant dix siècles les prodigieux savoirs de l’Antiquité.

1. Lire à ce sujet le très beau roman de Tracy Chevalier : «Prodigieuses créatures» («Remarkable Cratures»), Folio 2010.

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27/01/2014

Quand l’ambassadrice de Chine en Suisse menace le Japon…

Obnubilé par la puissance économique chinoise, le monde ne voit pas que la Chine a aussi des ambitions militaires et territoriales inquiétantes. Les menaces contre le Japon et ses «provocations» sont à peine voilées.

Il y a d’abord cette nouvelle, qui n’a pas eu l’écho qu’elle méritait, parue sur des sites internet américains versés dans les questions militaires et stratégiques, et dans Le Temps du 20 janvier: la Chine a testé avec succès un missile de croisière hyper-véloce, capable de voler à Mach 10 – dix fois la vitesse du son – et donc susceptible de rendre inopérants la plupart des systèmes anti-missiles existants. C’est le Pentagone qui a révélé cette percée technologique chinoise; seuls, les Etats-Unis disposent actuellement de missiles comparables, encore expérimentaux.
Pour les dirigeants chinois, ce succès s’inscrit dans un cadre précis: faire de la Chine une superpuissance militaire. Le budget de la défense augmente de 10% par an depuis 20 ans. De 91 milliards en 2010, il passera à 183 milliards en 2015, soit quatre fois celui du Japon, selon le centre de recherche indépendant IHS Jane’s, cité par Le Temps. Les efforts de production, largement fondés sur des équipements occidentaux, portent aussi bien sur des porte-avions que sur des sous-marins ultra-silencieux, des drones et des avions furtifs.
Les dirigeants chinois ne font pas mystère de leurs grandes ambitions militaires. Xi Jinping, président, chef du PC et commandant de l’armée, affirmait en décembre 2012 que «notre rêve est celui d’une nation puissante, ce qui signifie que notre armée doit être puissante. (…) L’armée doit se préparer à combattre et à gagner des guerres.»
Lui fait écho un livre écrit par un théoricien militaire, le colonel Liu Mingfu. Selon Le Temps, celui-ci explique dans «Le rêve chinois» que ce rêve «est de bâtir un pays qui soit le plus puissant au monde, et la première puissance militaire de la planète.»
De quoi faire dresser l’oreille à quelques membres du Congrès américain, dont une commission s’inquiète de voir la Chine dépasser les Etats-Unis dans le domaine des missiles de croisière, et menacer l’équilibre des forces dans le secteur Asie-Pacifique. Il faut dire que ce secteur devient le nouveau centre névralgique de la planète, après le long règne de l’Europe et de l’Atlantique.
Le Japon, en différend territorial avec la Chine depuis des décennies, peut légitimement s’inquiéter de la montée en puissance de l’armée chinoise, même s’il se trouve sous le parapluie américain. En effet, le gouvernement chinois ne fait rien pour apaiser les tensions – mais le gouvernement japonais non plus! En allant au sanctuaire Yasukuni pour rendre hommage aux combattant japonais, le Premier ministre Shinzo Abe a ulcéré les Chinois, puisqu’à leurs yeux, Yasukuni est le lieu où sont honorés «les criminels japonais de guerre de classe A», autrement dit les pires.
Cette visite a suscité une opération de communication en règle du gouvernement chinois, dont on trouve la traduction dans un article de l’ambassadrice de Chine en Suisse, Xu Jinghu, paru le 24 janvier 2014 dans Le Temps, sous le titre: «Nous, Chinois, sommes choqués par les provocations de Shinzo Abe». Dans une impeccable langue de bois, Mme Xu – et donc le gouvernement chinois – écrit que «cette visite, qui constitue un défi flagrant aux acquis de la Seconde Guerre mondiale et à l’ordre international établi après la guerre sur la base de la Charte des Nations unies, a profondément blessé les sentiments des peuples victimes des invasions des militaristes japonais et de leur colonisation dans l’histoire, et fait l’objet bien sûr de la condamnation unanime de la Chine, des pays asiatiques et de toute la communauté internationale.»
On comprend certes la rancune tenace des Chinois: la guerre menée par le Japon en Chine fut un sommet d’atrocités (35 millions de tués et de blessés, selon les sources chinoises), atrocités qui ont culminé lors des massacres de Nanjing (Nankin), où 300’000 personnes ont été froidement abattues.
La diatribe de Mme Xu se concentre largement sur Shinzo Abe, coupable de vouloir remilitariser le Japon, et surtout, coupable de refuser de reconnaître la responsabilité du Japon dans les atrocités commises en Asie pendant la Deuxième Guerre mondiale.  À la fin de son article, Mme Xu se fait clairement menaçante – on sera attentif au choix des mots: «Shinzo Abe refuse de reconnaître la responsabilité du Japon dans l’histoire et persiste à vénérer les criminels de guerre. Cela ébranlera et même renversera la base politique des relations sino-japonaises. Les acquis de la Seconde Guerre mondiale et l’ordre international d’après-guerre ont été obtenus au prix des vies et du sang du peuple chinois et des peuples du monde entier. Les agissements de Shinzo Abe sont en train de conduire le Japon dans une direction dangereuse.»
Enfonçant le clou, Mme Xu ajoute:  «Nous ne pouvons pas le laisser engager le Japon dans cette mauvaise voie, ni le laisser faire monter la tension en Asie-Pacifique et contester, voire renverser l’ordre international d’après-guerre. Nous entendons travailler ensemble avec les autres pays du monde pour défendre la justice historique. Dans le même temps, nous recommandons à Shinzo Abe d’arrêter de se bercer d’illusions et de changer de conduite, sinon, il ferait les frais de ses propres erreurs.»
Sachant qu’un ambassadeur de Chine ne s’exprime pas en son propre nom, on peut légitimement s’inquiéter des menaces à peine voilées proférées contre le Japon. Et comme ces menaces proviennent d’une puissance militaire considérable et non démocratique, d’une puissance qui tient déjà de nombreux pays occidentaux et africains à sa botte grâce à son implantation économique, elles doivent être prises très au sérieux.
Et accessoirement, conduire les pays occidentaux à reconsidérer le démantèlement progressif de leurs forces armées…

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25/01/2014

Dieudonné, symptôme d’une France malade

Le polémiste Dieudonné est le symptôme d’une France malade sur le plan moral et spirituel. Sans surprise, il tape sur le bouc émissaire historique: le Juif. Et ça marche.
L’émission de France-Inter Là-bas si j’y suis a consacré deux reportages (20 et 21 janvier 2014) non pas à Dieudonné, mais à son public d’inconditionnels. C’était une excellente idée, très éclairante sur l’influence que peut développer, au fil des ans, un maître à penser, dût-il se faire passer pour un humoriste. Et ce qu’on a pu entendre est inquiétant.

En mettant les rieurs de son côté, Dieudonné tient un discours antisémite des plus classique: nous sommes soumis à un complot sioniste mondial, Israël martyrise les Palestiniens, la Shoah est un événement contestable («Je n’y étais pas pour m’en assurer… »), les chambres à gaz étaient trop petites, etc… On connait cette triste chanson et ses grotesques refrains, ressassés depuis des décennies par les Faurisson et autres faussaires de l’Histoire.
Mais comme toujours, ce discours trouve des oreilles complaisantes, particulièrement à la faveur de la crise morale et spirituelle que traverse la France: à quoi croit ce pays aujourd’hui? Quelles perspectives offre-t-il à ses jeunes, en dehors du chômage et de la violence des banlieues? A-t-il même encore une identité, un projet, auxquels on puisse adhérer? La France n’est plus conduite ni dirigée, elle est livrée à un simple mouvement brownien, comme un bouchon flottant sur l’eau.
C’est bien pourquoi le discours de Dieudonné fait l’objet d’une telle ferveur, et c’est pourquoi tant d’intellectuels de tout bord crient au scandale lorsque son spectacle est interdit, notamment sous prétexte que Dieudonné serait «un artiste», et donc au-dessus de toute censure.
Cette ferveur tient à un tour de force accompli par le polémiste. Il a réussi progressivement à faire passer son discours antisémite pour une résistance ausystème, ce qui est toujours bienvenu chez ceux qui, en France ou ailleurs, éprouvent de l’amertume, de l’impuissance, d’immenses frustrations devant l’absence totale de perspectives. Car faute d’un responsable identifiable à leurs malheurs, les hommes sont prompts à accuser le système, forcément malfaisant, agissant dans l’ombre, mu par une minorité cynique et sans scrupules. Pour Dieudonné, le système devient le bouc émissaire idéal, mais en tant que tel il est trop peu identifiable. Si dès lors on donne à penser que ce fameux système, c’est un complot sioniste mondial, du coup l’adversaire devient visible, on peut le cibler, et surtout, remettre en marche le vieil arsenal anti-juif développé depuis la fin du XIXe siècle, puis mis en œuvre avec une intensité extrême dès les années 1930 – avec les conséquences que l’on sait. Déjà, des essayistes et des écrivains antisémites sortent du bois, ils seront les Rebatet, les Brasillach, les Doriot, les Luchaire de demain, pour la plus grande honte de la culture française.
Les fans de Dieudonné interrogés par France Inter – dont les prénoms étaient rarement judéo-chrétiens mais plus souvent arabes, certes – faisaient complètement leur ce discours, de manière quasi hystérique parfois, clamant que la France était livrée au lobby juif, les médias bien entendu, mais aussi le gouvernement et l’économie. On se croirait revenu aux moments les plus déshonorants du gouvernement de Vichy, qui envoyait les écoliers à l’exposition «Le Juif et la France».
On voit donc que Dieudonné a réussi à capter les frustrations et la haine anti-française de nombreux jeunes issus de l’immigration, et même de jeunes Français de souche, qui vous balancent: «On veut le faire taire parce qu’il a raison, parce qu’il dit la vérité !» Car bien sûr, le fait que la loi réprime le racisme et l’antisémitisme rend celui qui la brave courageux et admirable !
C’est le propre des pires manipulateurs de se faire transformer en martyrs et, face à des esprits échauffés et ignorants de l’Histoire, de faire valider ainsi un discours insupportable. Le plus pénible, en somme, c’est cet inexorable recommencement.

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21/01/2014

La prospérité sans immigration de masse, c’est possible!

Nos autorités politiques ont mis en œuvre une politique de surpeuplement délibérée, qui à terme saccagera la qualité de vie des Suisses, et les valeurs auxquelles ils sont attachés. Voulons-nous que cela continue ?

Un pays surpeuplé comme la Suisse peut-il être un pays d’immigration, comme si elle était un pays vide et sauvage qui manque d’habitants? Le simple bon sens crie que non. Mais le bon sens a disparu depuis longtemps de notre horizon politique, et voilà pourquoi la vérité officielle veut que la Suisse soit un pays d’immigration.
Et de fait, notre gouvernement et notre parlement ont mis activement en œuvre cette politique de surpeuplement, à laquelle on notera que le peuple n’a jamais donné son aval formel. C’est ainsi que, selon les chiffres officiels, quelque 80’000 immigrants supplémentaires s’installent chaque année dans notre pays. Compte tenu de l’immigration clandestine, on doit être plus proche de 100’000 ou de 120’000. En s’en tenant aux chiffres officiels, on ajoute donc un million de personnes allogènes de plus dans nos villes tous les douze ans.
Est-ce bien raisonnable? Est-ce souhaitable? En réalité, la question ne se pose pas en ces termes, elle ne se pose même pas du tout: l’économie, qui défend exclusivement ses propres intérêts, sans considération pour les autres intérêts en jeu, exige du gouvernement de pouvoir engager tous les travailleurs qu’elle veut, quand elle le veut. À l’État de faire en sorte que l’intendance suive, que des logements et des routes sortent de terre. Et l’État s’exécute sans discuter, puisque pour une bonne part, les décideurs politiques sont aussi les décideurs économiques. Et bien entendu, lorsque la récession s’installera, les employeurs demanderont à l’État de gérer les chômeurs et de les aider à survivre.
Et les Suisses dans tout ça? Si on prend la peine de les écouter, on entend bien qu’ils râlent. Parce que leur pays devient méconnaissable et moche; parce que les logements deviennent inabordables; parce que l’insécurité augmente en flèche; parce que les emplois sont trustés par les immigrés, parfois avec la complicité de RH étrangers qui pratiquent sans scrupules la préférence nationale (voir l’enquête édifiante du Temps du 20 janvier 2014); parce qu’à n’entendre que des langues étrangères dans les rues et dans les commerces, on ne se sent plus chez soi.
Alors vite, avant qu’ils ne se révoltent, on accable ces dindons de la farce d’une propagande lourde et menaçante: si on limite l’immigration, il s’ensuivra un marasme économique épouvantable. Cela, en fonction d’un dogme mensonger mais repris par tous: l’immigration est la condition absolue de la prospérité. Sans immigration, pas de prospérité !
Il n’est pas inutile, dans le cadre d’un débat politique, d’aller voir ailleurs ce qui se fait. Prenez l’exemple de la Nouvelle-Zélande: voici un pays six fois plus grand que la Suisse, mais dont la population n’est que de 4 millions d’habitants. L’immigration y est modérée, et surtout choisie: ce pays ne s’est pas lié pieds et poings à une puissance étrangère, comme la Suisse l’a fait avec la libre-circulation, elle reste maîtresse de sa politique migratoire. Et on vous le donne en mille: la Nouvelle-Zélande connaît une prospérité remarquable depuis plusieurs années; ses exportations, agricoles notamment, se portent bien, ses excellents produits laitiers et carnés inondent une partie de la planète, et l’accord de libre-échange qu’elle a signé avec la Chine, en 2008 déjà, porte ses fruits.
En d’autres termes, la Nouvelle-Zélande montre de manière convaincante que la prospérité ne dépend pas d’une immigration massive, mais d’une quantité de facteurs et de variables, dont l’immigration – qui en l’occurrence vient essentiellement du Royaume Uni et d’Asie – n’est pas le plus important, loin s’en faut.
Voilà en tout cas un pays où la prospérité rime avec une qualité de vie exceptionnelle, nettement plus détendue qu’en Europe, et dans un cadre naturel jalousement préservé par le gouvernement – qui sait bien pourquoi: le tourisme est une manne très importante, tout comme l’industrie cinématographique, qui met à profit les paysages exceptionnels des deux îles, tout en bénéficiant de subventions colossales de la part de l’État.
La frénésie immigrationniste que nous subissons en Suisse est une grave menace pour notre identité et nos valeurs, et bien évidemment pour le milieu naturel. Elle se double d’une vassalisation effarante de nos autorités face à une bureaucratie européenne de plus en plus arrogante, incarnée jusqu’à la caricature par la commissaire européenne Viviane Reding, qui se voit volontiers en Gauleiter de la Suisse.
Face au désastre annoncé, le peuple a dans ses mains le moyen de sortir ses dirigeants de leur état hypnotique, et de les ramener à l’essentiel, à savoir les intérêts de la population suisse, qu’ils ont le devoir de servir en priorité. C’est pourquoi il faut voter oui à l’initiative contre l’immigration de masse le 9 février, sans se laisser impressionner par la propagande grossière de la classe politique: quoi qu’il arrive, nous subsisterons !

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