01/07/2009

Madoff: vengeance est faite

150 ans de prison: cela ressemble à ces sentences absurdes que l’on rendait au moyen âge, sentences destinées moins à rendre la justice qu’à assouvir la soif de vengeance de la populace.

On explique que la sentence est à la hauteur des montants détournés, ce qui constitue une pratique curieuse de la justice. Chez nous du moins, lorsqu’une personne détourne de l’argent d’une caisse publique ou d’un club de pétanque patoisant, il est poursuivi pour des faits et un comportement qualifiés dans le Code pénal, et le montant détourné ne joue qu’un rôle marginal dans la condamnation, voire pas de rôle du tout. Un escroc, grand ou petit, est d’abord un escroc.

Mais on voit bien qu’en l’occurrence, le tribunal tenait à rendre un verdict vengeur et politique plutôt qu’un verdict serein, tant la haine est féroce à l’égard de Bernard Madoff. En clair, il fallait faire un exemple pour calmer la vindicte populaire - exemple au reste dérisoire et inutile, on va le voir.

Les médias nous ont montré dans cette affaire un monde de méchants et de gentils, comme toujours dans ce genre d’affaire. D’un côté le méchant Bernard Madoff (très méchant!), de l’autre les innocentes victimes (très gentilles!), “qui ont perdu toutes leurs économies patiemment constituées et n’ont plus que les yeux pour pleurer”, et qui posent l’air éploré dans leur pauvre salon-télé.

On n’est pas obligé d’avaler tout ça. Il y a bien évidemment d’authentiques victimes, trompées par les gérants de leur caisse de pension, ou par le conseiller clientèle de la banque; il y a aussi des gens qui s’en sont mis plein les poches, et qui ne le crient pas sur les toits. Mais il y surtout de vrais imbéciles, de bons gros pigeons cupides, prêts à risquer n’importe quoi dès lors qu’on leur fait miroiter des possibilités de gains élevés et rapides. Ces gogos se sont fait proprement rouler et, logiquement, ils vouent une haine farouche à celui qui les a bien eus, parce qu’ils en éprouvent une détestable blessure d’amour propre: personne n’aime admettre qu’il a agi comme un imbécile, et qu’il s’est fait berner par sa propre faute. Pourtant, personne ne les a obligé à confier leur argent à Madoff, n’est-ce pas?

Cela dit non pas pour excuser Bernard Madoff en particulier et les escrocs en général, bien sûr, mais pour suggérer que les maladroits assument leur part de responsabilité dans leur propre malheur. Combien de gens fortunés et biens sous tous rapports continuent à confier des dizaines de milliers de francs à ces Africains qui multiplient les billets de banque par magie dans une baignoire! Et combien de fauchés continuent à donner leurs maigres économies aux loteries (l’impôt des pauvres), assurés à 99,9% de les voir partir en fumée! Vont-ils lancer une class action contre la Loterie romande parce qu’ils n’ont pas gagné la rente à vie promise par la pub? Bien sûr que non, car l’appât du gain, fût-il presque inatteignable (tout est dans le “presque”), rend sourd, aveugle et stupide.

Voilà pourquoi l’exemple de Bernard Madoff, cloué au pilori planétaire par une justice vengeresse, n’aura aucun effet: le problème n’est pas tellement qu’il y ait des escrocs, le problème est qu’il existe des légions d’imbéciles prêts à prendre des risques absurdes, et donc à écouter les escrocs. Voilà pourquoi aussi il y aura toujours des affaires Madoff, même si l’on régule les marchés: l’appât du gain est tel qu’il suscite inévitablement des solutions pour contourner les règles.

Philippe Barraud
www.commentaires.com

16:12 Publié dans Politique | Tags : madoff | Lien permanent |  Imprimer

17/06/2009

L’avis des autres

Pourquoi les élus sont-ils les seuls à pouvoir s’exprimer sur la chose publique? On sait de source sûre que dans la société civile, il y a aussi des gens qui réfléchissent!

C’est à la fois une litanie et un rituel bien rôdé que subissent les auditeurs de La Première: à chaque débat politique, ce sont toujours les mêmes qui donnent leur avis, privilège qu’ils doivent à leur qualité d’élus, et donc de professionnels de la politique, et aussi, marginalement, à une certaine routine (paresse?) des journalistes, qui savent parfaitement à qui téléphoner sur tel sujet, et gagner ainsi du temps.

C’est ainsi que matin et soir, nous avons droit à l’averse habituelle de commentaires des Savary (Géraldine), des deux Sommaruga, des Leuenberger, des Levrat, Darbellay, Pelli, ou encore de celle que les méchants appellent Carabosse. Ils ont un avis sur tout, hautement prévisible le plus souvent, sauf Darbellay toutefois, qui change d’avis tous les deux jours: c’est rafraîchissant.

Or, il arrive parfois que d’autres personnes, hors du sérail politique, donnent leur avis sur les ondes - des gens de l’économie, de l’université, des milieux associatifs, bref, de la vraie vie - et on est souvent émerveillé d’entendre un langage plus frais, des convictions plus sincères, ou plus solides parce que fondées sur l’expérience, ou encore des propositions qui vont à contre-courant.
A force de ressasser les sujets, les politiciens ont tous le même discours, les mêmes formules, le même formatage cérébral. Au contraire, l’ingénieur, la paysanne, l’artisan ou l’historien ont souvent une approche beaucoup plus libre des problèmes, plus originale aussi, loin précisément de ce formatage généré par le milieu politique.

Nos grands médias devraient veiller à donner la parole à ces citoyens aussi, ce qui serait une contribution féconde au débat politique, et nous épargnerait ces pénibles pugilats verbaux à l’antenne, où ce sont toujours les mêmes qui parlent tous en même temps pour dire des choses que l’on sait déjà. Au minimum, notre radio de service public pourrait faire l’effort de diversifier ses interlocuteurs politiques, afin qu’on ne dise pas à chaque Journal du Matin, à chaque Forum: “Oh non! Encore elle, encore lui!”

Philippe Barraud
www.commentaires.com

14:24 Publié dans Politique | Lien permanent |  Imprimer

12/06/2009

Ne touchez pas aux hauts salaires !

Le gouvernement Obama a décidé de ne pas intervenir dans la rémunération des hauts cadres des entreprises américaines. En Suisse, on s’apprête à faire exactement le contraire. C’est une grave erreur, et un dérapage démagogique qui nous coûtera cher.

 

Oh! certes, on sait bien que le peuple réclame du sang, et qu’il votera probablement en faveur d’une limitation des rémunérations dans les entreprises, par pur esprit de vengeance. Les médias ont tant chauffé l’opinion publique, fabriqué son indignation et attisé sa haine des riches, que l’initiative Minder a de bonnes chances de passer la rampe.

Nos élus devraient avoir la sagesse affichée par la Maison-Blanche, qui a compris assez vite que, au-delà des effets de manches, l’économie avait besoin d’avoir les coudées franches plutôt qu’une camisole de force, tout particulièrement dans une crise comme celles que nous vivons. Tout au plus la loi américaine accordera-t-on une voix consultative aux actionnaires sur les rémunérations.

Pour une entreprise, financière ou autre, avoir les coudées franches, cela veut dire pouvoir engager les cadres supérieurs les meilleurs possibles. Et on sait bien qu’à ces niveaux-là, les meilleurs coûtent cher parce qu’ils sont rares. Ce raisonnement est d’une simplicité cristalline, mais il a de la peine à faire son chemin dans les esprits, soit qu’ils soient aveuglés par la colère, soit qu’ils soient embrumés par le dogmatisme obtus des socialistes roses et verts.

Curieusement d’ailleurs, chacun trouve normal qu’on club de foot paie des dizaines de millions pour un joueur, et il n’y a pas d’initiative Minder dans ce domaine. «C’est différent ! nous assure-t-on, ces garçons ont un talent exceptionnel !» Sans aucun doute, mais les managers de haut niveau aussi ont un talent exceptionnel, et c’est pourquoi, parfois, on les paie cher – beaucoup moins qu’un footballeur quand même !

Et les contribuables qui râlent parce que leur argent a été prêté à l’UBS pour la sauver, devraient être les premiers à combattre la limitation des rémunérations, s’ils veulent récupérer leurs sous! Si vous mettez le poste de CEO de l’UBS au concours, avec à la clé un salaire de conseiller fédéral, vous n’aurez que du troisième choix en termes de management, ce qui n’est pas de bonne augure pour le redressement de la banque.

C’est peut-être énervant mais c’est ainsi: dans un domaine aussi concurrentiel que la direction d’entreprises, c’est en grande partie le salaire qui fait la décision. Ainsi, entre un salaire de 450′000 francs et un salaire de 5 millions, les grosses pointures choisiront le deuxième, et on ne voit pas en quoi ce serait critiquable. Honnêtement, feriez-vous un autre choix?

Philippe Barraud
Commentaires.com

23:13 Publié dans Politique | Lien permanent |  Imprimer

29/05/2009

Mme Calmy-Rey à Tripoli: la courbette de trop

Qu’un ministre de la Confédération suisse passe trois jours dans un Etat voyou pour tenter – sans succès – d’arracher la libération d’otages, voilà qui en dit long sur l’idée qu’on se fait, à Berne, de la dignité de la Suisse.

Ce séjour de Mme Calmy-Rey à Tripoli est une étape de plus dans l’humiliation de la Suisse face au dictateur libyen. En agissant ainsi, la Suisse se pose en coupable qui vient quémander un pardon. Or, s’il y a un coupable dans cette affaire, c’est bien l’Etat libyen, qui a délibérément pris en otage deux ressortissants suisses innocents. Si quelqu’un doit s’excuser dans cette affaire, c’est le gouvernement libyen.

On imagine bien qu’en montant cette opération, M. Calmy-Rey avait en tête un coup médiatique d’enfer: ramener les otages dans son avion! Las… L’adversaire s’est avéré plus coriace que prévu, et la ministre a fait chou blanc. Or dans ce genre de manoeuvre, on n’a pas droit à l’échec car les conséquences, pour la Suisse, sont catastrophiques. Elle s’est abaissée pour rien, et n’a pas réussi à faire libérer les otages, elle a réussi seulement à satisfaire l’orgueil du clan Kadhafi, qui doit bien s’amuser aujourd’hui de l’humiliation faite à la Suisse.

Il serait intéressant de savoir si le Conseil fédéral a donné cet aval à ce qui s’avère être une aventure désastreuse, ou s’il s’agit d’une initiative personnelle. Dans les deux cas, le parlement serait bien avisé de demander que toute la lumière soit faite, voire de diligenter une commission d’enquête parlementaire. On ne peut en effet pas accepter de voir la Suisse se rouler indéfiniment aux pieds d’un tyranneau africain.

Pour la Suisse officielle, il est temps de dire que cela suffit. Il est surtout temps de changer de stratégie. La diplomatie brouillonne de Mme Calmy-Rey s’est enlisée dans les sables. Il faut maintenant envisager des sanctions contre la Libye – non pas en prenant des otages libyens, la Suisse n’est pas un Etat voyou ! – mais en la dénonçant auprès des Nations Unies, et en prenant des mesures contres les intérêts libyens en Suisse. On pourrait commencer par retirer l’autorisation d’exploiter de la raffinerie Tamoil à Collombey, qui par ailleurs viole allègrement les lois en matière de protection de l’environnement.

 

Parallèlement, il faut continuer à envisager l’exfiltration discrète des otages, même si la chose eût été beaucoup plus facile dès le début de leur détention. Cette idée, que nous avons émise le 15 mai sur Commentaires.com, a été reprise notamment par le Conseiller aux Etats neuchâtelois Didier Burkhalter. Nous en avons les moyens, et c’est un risque à prendre – un risque pas plus grand en tout cas que celui pris par Mme Calmy-Rey, dont le département croit pouvoir se prévaloir de «progrès significatifs» – ce qui, en langue de bois, veut dire qu’on n’a pas avancé d’un iota.

 

 

 

 

23/05/2009

Sauf votre respect, M. Woerth, les Suisses vous disent m...

Il nous a déjà fallu subir les rodomontades de l'Allemand Steinbrück. Le ministre français Eric Woerth, lui, a grossièrement franchi la ligne de l'ingérence dans nos affaires intérieures.

Dans une interview à «L'Agefi», le ministre français du Budget se permet d'«exiger» l'abolition du secret bancaire suisse. On croit rêver! Depuis quand un ministre étranger peut-il se permette de donner des ordres à la Suisse?

Non content de fouler aux pieds notre souveraineté, M. Woerth se permet de menacer le peuple suisse lui-même, qui sera appelé à voter sur l'inscription du secret bancaire dans la Constitution, si l'initiative lancée fin mars aboutit. Il a en effet déclaré que cela pourrait «lui coûter cher».

Il s'agit d'une ingérence manifeste et grossière dans les affaires intérieures de la Suisse. Jamais sans doute depuis le IIIe Reich, un ministre étranger ne s'était permis de faire ainsi pression sur les instances dirigeantes suisses, et sur le peuple en particulier.

Heureusement, nous ne sommes pas les Sudètes, et il est peu probable que le peuple suisse se laisse impressionner par un matamore qui de toute façon, lorsque nous voterons, ne sera plus ministre! Au contraire, ce genre de pression est le plus sûr moyen de susciter un réflexe de défense de la part des électeurs, qui montreront clairement à M. Woerth ce qu'ils pensent de ses attaques. Indirectement donc, M. Woerth contribue à consolider le secret bancaire.

Cela dit, on est en droit d'attendre du Gouvernement suisse une réaction formelle, et pourquoi pas un rappel d'ambassadeur. Cela montrerait que, contrairement à des pays comme la Belgique et le Luxembourg, qui sont membres de l'UE et ne peuvent donc que se coucher, la Suisse n'a pas d'ordres à recevoir de Paris ou de qui que ce soit: Bonaparte est mort et enterré depuis longtemps. Certes, le Conseil fédéral ne peut pas passer son temps à réagir aux éructations de ministres étrangers aux abois, mais là, on a franchi une nouvelle étape.

Comme ses collègues étrangers, M. Woerth tend à reporter sur les autres la responsabilité de la situation budgétaire désastreuse de son pays. Et comme eux, il s'interdit de se poser la seule question qui vaille, parce qu'il en connaît trop bien la réponse: pourquoi tant de Français choisissent-ils de soustraire une partie du fruit de leur travail au fisc de leur pays?

Philippe Barraud
www.commentaires.com

15/05/2009

Assez tergiversé, il faut libérer nos otages en Libye

Plus de 300 jours que la Libye a pris en otage deux ressortissants suisses. Notre diplomatie s’est révélée tragiquement impuissante, et la Suisse officielle s’en fout. Ah ! S’ils étaient français…

Bien sûr, aux reproches d’impuissance et d’incurie, Mme Calmy-Rey répondra du ton agacé habituel qu’il faut laisser les diplomates travailler dans l’ombre. Malheureusement, on n’est pas bien sûr qu’il se passe grand chose dans l’ombre. Et si les médias se bougent un petit peu, ils adoptent trop souvent le langage pusillanime du Département des affaires étrangères et parlent de «personnes retenues», comme si le mot d’«otages» était trop fort, comme s’il fallait ménager la susceptibilité du Bokassa de Tripoli.

Or on voit bien que cette politique convenable, menée par un gouvernement timoré et peu sûr de lui, n’a aucun effet sur ce qui reste un Etat-voyou, quoi qu’en pensent les gogos. Les efforts diplomatiques étant inopérants, il faut se tourner vers des solutions plus pragmatiques. Nous en voyons trois. Pour la Suisse aujourd’hui, la première nécessité consiste à faire le maximum de bruit autour de cette affaire sur le plan international, en dénonçant par exemple la Libye devant les instances compétentes de l’ONU. Sachant que le tyran libyen veut se refaire une virginité internationale, un tel déballage serait susceptible de l’amener à quelques concessions: donnant-donnant.

La deuxième hypothèse – pour se mettre au niveau de l’Etat précité – consisterait à proposer, de manière spectaculaire, de payer une rançon. C’est une pratique évidemment détestable, mais il faut savoir ce que l’on veut. Nos deux otages, qui avaient le seul tort d’être des ressortissants suisses, vivent très mal cette détention; l’un d’eux est assez âgé et sa santé est précaire. Il faut donc tout faire pour les sortir de la nasse.

La troisième hypothèse consisterait, toujours dans le souci de s’adapter à l’ennemi, à monter une opération de commando de libération sur place. Certes, une telle entreprise serait très difficile, très dangereuse, et diplomatiquement dévastatrice. Néanmoins, et si nous n’avons par l’expérience et les réseaux du Mossad, nous disposons d’officiers très compétents, de services secrets à la pelle, et de forces spéciales bien entraînées.

Bien sûr, il s’ensuivrait une tempête diplomatico-médiatique mais, dans le meilleur des cas, nos otages seraient de retour en Suisse. Pour le reste, les chiens aboieraient, et la caravane passerait, comme toujours. Après tout, qui a besoin de la Libye? La Suisse n’a pas de raisons impératives d’avoir des relations amicales avec ce pays, ou plus exactement avec son régime tyrannique. Encore une fois, la chose qui compte aujourd’hui, c’est de mettre fin à cette intolérable atteinte à la liberté de deux de nos citoyens. Et on regrette que Mme Calmy-Rey, qui brandit les droits de l’homme comme l’exorciste son crucifix, ne se soucie pas davantage de leur respect lorsque deux Suisses sont détenus à l’étranger, au nom d’intérêts politiques dérisoires.

Philippe Barraud
www.commentaires.com

13/05/2009

La Romandie n’existe pas. Heureusement!

Périodiquement, l’intelligentsia romande – du moins celle qui se proclame telle, et s’autocongratule dans les médias – éprouve deux dérives psychiatriques bénignes, appelées troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

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11/05/2009

Christophe Darbellay piégé comme un débutant

Dans la même interview, le président du PDC a réussi à parler de sa vie privée, des vaches valaisannes et du sort à réserver aux personnes en fin de vie. Le scandale est justifié.

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24/04/2009

Bientôt à Micoop: le gruyère AOC du Sichuan!

Coop et Migros nous bercent de leur prétendu “engagement” écologique. En réalité, ils nous endorment pour mieux poursuivre une politique résolument rétrograde et anti-écologique.

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19/04/2009

Un antisémite notoire à la table de la Confédération

En tant que citoyen suisse, j'ai honte de voir le président de mon pays dîner avec Mahmoud Ahmadinejad, président iranien et vedette de la conférence de l'ONU sur le racisme, à Genève.

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21:28 Publié dans Politique | Tags : durban ii | Lien permanent |  Imprimer