14/10/2014

Oui à Ecopop, pour que survive la Suisse

La virulence des attaques contre l’initiative Ecopop dépasse toutes les bornes, comme si l’establishment, gauche et droite confondue, percevait clairement la très grande séduction qu’elle exerce sur le peuple, fatigué des tromperies de ceux qui le gouvernent.
Car le peuple est assurément tenté de dire oui, et nous espérons qu’il dira oui. Le 9 février, il a adopté une initiative pour lutter contre une immigration pléthorique. Or, gouvernement et politiciens n’ont pas planté le premier clou d’une loi d’application – et pour cause: ils ne veulent pas réduire l’immigration, et sont prêts à toutes les entourloupes pour galvauder la volonté populaire.
Pendant ce temps, l’immigration se poursuit de plus belle: 90’000 personnes par année, à quoi il faut ajouter les clandestins (on peut sans doute doubler le chiffre), et des dizaines de milliers de requérants d’asile non-expulsables, puisque les Erythréens, qui débarquent en masse ces temps-ci, ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays. Et comme l’Italie refuse de les enregistrer, la Suisse devient leur premier pays d’accueil – le tour est joué, ils sont là pour de bon !
Avant le vote catastrophique sur la libre-circulation des personnes, le Conseil fédéral avait embobiné le peuple en lui assurant que la population n’augmenterait que de 8’000 personnes par année. Il y avait là une volonté délibérée de tromper l’électeur, ou alors il faut virer l’Office fédéral de la statistique dans son ensemble ! Nous en sommes aujourd’hui à vingt fois plus et, si les migrations continuent à augmenter, notamment grâce au réseau de transport que l’UE va mettre en place en Méditerranée, la situation va vite devenir insupportable.
C’est cela qui est dangereux, c’est cela qui menace très directement la Suisse. Et assurément pas une initiative qui vise uniquement à réduire non pas la population, mais l’augmentation de la population, à raison d’environ 17’000 personnes par an – ce qui n’est pas négligeable.
Les adversaires d’Ecopop sont des champions de la courte-vue, des drogués de la croissance à tout prix – patrons et syndicats bras-dessus bras-dessous, c’est assez comique ! – et surtout, des adeptes sans scrupules du «après moi, le Déluge». Car c’est bien le Déluge que nous préparent les immigrationnistes, qui ruinera la qualité de vie des Suisses, et pourrira le climat social et politique. Le seuil de tolérance n’est pas très loin – écoutez les gens, entendez leur colère qui monte, et pas seulement les propos lénifiants des propagandistes qui ont ligne ouverte sur les ondes de la RTS, les Nordmann, les Savary, les Amarelle et j’en passe, et des… moins bons !
L’immense mérite de l’initiative Ecopop est aussi sa faiblesse: elle voit beaucoup plus loin, élève le débat largement au-dessus des contingences quotidiennes et des chiffres d’affaire. En cela, elle est fondamentalement écologique, dans le meilleur sens du terme: elle nous invite à penser l’avenir, l’avenir des Suisses, et la qualité de vie qu’ils peuvent espérer dans dix ou vingt ans.
Avec une population de 12 ou 15 millions d’habitants, il ne fera pas bon vivre en Suisse. C’est pourtant cela que nous préparent les adversaires de l’initiative, politiciens, médias et pasteurs confondus, incapables qu’ils sont d’imaginer une Suisse sortie des schémas de croissance infinie, une Suisse où l’avenir serait fait d’autre chose que de promiscuité, de concurrence professionnelle, de stress et de violence. Pour sûr, nous voterons oui à Ecopop, et invitons nos concitoyens à faire de même. Avant qu’il ne soit trop tard…

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