30/07/2014

Pression migratoire…

Le Conseil fédéral parle avec le ton fataliste des météorologues: «La pression migratoire va augmenter», assène le gouvernement, comme si le phénomène était aussi inévitable que les intempéries que nous offre l’été pourri.

On comprend bien la tactique gouvernementale: sachant que le peuple est de plus en plus hostile à une immigration continue de requérants d’asile, qui plus est dans leur très grande majorité musulmans, le Conseil fédéral fait comme si ce débarquement était une fatalité, qu’il faut donc accepter comme telle, puisqu’il est impuissant à l’empêcher.
L’immense paradoxe de ce que vit le monde aujourd’hui, c’est que des musulmans font la guerre à des musulmans. C’est vrai en Syrie, c’est vrai en Afrique de l’Est, en Irak, dans le Maghreb, ailleurs encore. La plupart du temps d’ailleurs, les motivations sont moins religieuses que liées à la soif de pouvoir et aux perspectives de pillage. Pour le dire d’un mot: l’islamisme radical empoisonne la planète entière et pourrit les sociétés – y compris en Europe. Résultat: de vastes populations sont déplacées, sous la menace de groupes qu’il faut bien décrire comme des bandes d’assassins et de violeurs, plutôt que comme des mouvements religieux. La création d’un «califat» entre la Syrie et l’Irak illustre bien ce phénomène, où les habitants de cette région sont terrorisés par des gangsters illettrés, et de plus ignorants du Coran.
De manière peu surprenante, ces populations fuient et choisissent l’Europe, puisqu’ils ne seront guère accueillis dans d’autres pays islamiques, comme les monarchies du Golfe. Imagine-t-on le Quatar, courtisé par l’Occident, accueillir ces miséreux, alors qu’il finance les mouvements les plus radicaux, autrement dit ceux qui les ont fait fuir ?
Or c’est un problème évident pour l’Europe, et a fortiori pour la Suisse. On le voit en France, en Belgique et dans d’autres pays: même si les médias, auxiliaires de la bien-pensance étatique, occultent pudiquement le problème, on sait que l’intégration de ces populations est médiocre, voire nulle, que les valeurs qui sont les nôtres, comme en particulier la liberté individuelle et les droits des femmes, sont rejetées, parce que contraires aux traditions importées. En ce sens, une immigration massive de personnes venant du Moyen-Orient et d’Afrique menace à terme de manière évidente notre système libéral et démocratique.
Mme Sommaruga plaide pour un accueil massif de réfugiés syriens. Par parenthèse, elle pourrait peut-être aussi manifester une petite compassion pour les Chrétiens d’Irak, condamnés à l’exil, à la conversion forcée, à la décapitation ou à la crucifixion. Avec ce choix, le Conseil fédéral parie sur la perpétuation de la guerre civile en Syrie, et sur le non-retour de ceux qui ont fui.
C’est un mauvais calcul. On sait bien que les requérants syriens qui vont débarquer en Suisse, si on les y invite, ne vont pas retourner chez eux après la guerre. Il serait plus intelligent, et plus respectueux du peuple suisse, de renforcer l’aide de la Suisse à ceux qui se sont réfugiés dans les pays voisins de la Syrie. Toute guerre a une fin, et ils pourront un jour rentrer chez eux – où il y aura beaucoup à faire: le pays est largement détruit.
La Suisse n’a rien à gagner d’un déferlement de requérants d’asile musulmans, fût-ce au nom de grands principes humanitaires. Et la priorité du Conseil fédéral doit être de défendre les intérêts de ses citoyens d’abord.

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