27/02/2013

Yvan Perrin, un nouveau trophée pour "Le Matin"?

Le canton de Neuchâtel n’a semble-t-il pas de problèmes politiques particuliers, puisque la campagne se limite aux éventuels problèmes de santé d’Yvan Perrin. Un beau gâchis.

Mais, dira-t-on, cette tempête de transparence n’est-elle pas bienvenue? N’est-ce pas ainsi qu’il faut faire de la politique, tout dire, ne rien cacher? En l’occurence, on est très vite passé de la transparence au voyeurisme, et la première victime en est Yvan Perrin lui-même, qui s’est laissé piéger par les médias avec une candeur confondante.
On commence par lui demander, avec de l’empathie dans la voix, de parler de ses “faiblesses psychiques”: le piège s’ouvre, le candidat s’y engoufre. Puis d’autres médias rebondissent sur ces premiers aveux de faiblesse, cette première brèche, et commencent à aguiser les couteaux. C’est ce qu’a fait Le Matin, qui profite de l’ouverture pour violer allègrement la sphère intime du candidat UDC, en racontant avec tous les détails une hospitalisation mouvementée (serait-on aussi transparent pour, par exemple, l’hospitalisation d’un rédacteur en chef du groupe?)
Sans doute le quotidien compte-t-il bien pouvoir accrocher au mur la tête d’Yvan Perrin en trophée, à côté de celle de Frédéric Hainard. Et il a de bonnes chances de réussir car désormais, même élu, Yvan Perrin sera sous pression, sous surveillance permanente. A chaque décision discutable, on lui demandera s’il se sent bien, s’il ne devrait pas prendre un peu de repos… Largement de quoi faire craquer un homme apparemment fragile.
Yvan Perrin aurait dû faire un sérieux brain storming avec Oskar Freysinger, qui lui, sait se servir des médias sans se laisser instrumentaliser par eux. Du grand art…

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17:53 Publié dans Politique | Lien permanent |  Imprimer