02/02/2013

Ueli Maurer, un président de rupture

Ueli Maurer sait que les grands médias, notamment le service public, n’attendent que l’occasion de le fusiller, et de préférence dans le dos. Or pour l’heure, le Président de la Confédération semble bien parti pour être un président surprenant et populaire, loin de la déprimante grisaille de ses prédécesseurs, ce qui ne fait qu’attiser l’agressivité à son endroit.
À l’occasion de ses vœux de Nouvel An en français approximatif, on avait déjà tenté de monter un scandale, mais l’opération avait fait long feu: les gens ont trouvé cela plutôt touchant! Son discours au Forum de Davos, qui présentait une image positive de la Suisse, et mieux encore, une Suisse fière d’être ce qu’elle est, a agacé les gardiens de la pensée dominante: comme on était loin de cette Suisse qui, selon eux, devrait s’excuser d’exister, d’être prospère, d’être indépendante. Là aussi, Maurer a marqué des points de popularité.
Nouvelle tentative de déstabilisation dimanche soir: dans son 19:30, la RTS a profité de la Journée en souvenir des victimes de l’Holocauste pour parler, non pas de la journée en elle-même, mais des prétendues omissions du président dans son discours. Ueli Maurer a mis en avant l’engagement de la Suisse à l’époque, devenue “un refuge pour de nombreuses personnes menacées et traquées” – ce qui est parfaitement conforme à la vérité historique.
Il n’en fallait pas davantage pour que la RTS consacre l’essentiel de la séquence aux “oublis scandaleux” d’Ueli Maurer, comme si ladite séquence n’avait été programmée que pour pouvoir l’attaquer. En effet, les médias s’intéressent rarement aux manifestations commémoratives, mais en l’occurrence, c’était une belle occasion de descendre le président UDC. Les journalistes de la RTS sont donc, comme d’habitude, allés consulter leur mentor, l’historien d’extrême-gauche Hans-Ulrich Jost, qui a dénoncé “un scandale”, à l’unisson avec, paraît-il, “d’autres historiens”, dont on ne connaîtra pas le nom, hélas!
Jost a, comme de coutume, dit tout le mal qu’il fallait penser des autorités suisses de l’époque – on est tellement plus intelligent trois quarts de siècle après les événements. Ueli Maurer aurait-il donc dû refaire toute l’histoire de la Suisse pendant la Deuxième Guerre mondiale? Ce n’était évidemment pas le but d’un tel discours.
Mais qu’importe, tant cela est petit et mesquin. Malgré les pièges et les chausse-trappes, Ueli Maurer fera probablement un parcours sans faute, de manière très personnelle et inattendue. Mais surtout, et c’est là l’essentiel, il sera un président de rupture: celle qui rendra aux Suisses la fierté d’être ce qu’ils sont, celle qui les débarrassera du fardeau de culpabilité et de honte dont on les chargés pendant des années, celle enfin qui osera s’opposer de front à la tyrannie du politiquement correct auquel, jusqu’ici, nos présidents se sont hélas soumis.

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