28/09/2009

Vivement une justice à deux vitesses!

Si l’affaire Polanski provoque un malaise, c’est bien celui de voir les “acteurs culturels” réclamer un statut juridique spécial pour les leurs. Car bien entendu, lorsqu’on est une star de la culture, on est au dessus des lois, on a même droit à une clémence qu’on refuse aux anonymes lorsqu’on se tape des mineur(e)s ou, comme tel écrivain italien d’extrême-gauche, lorsqu’on on assassine des policiers.
Il est vrai que si la Suisse appliquait les lois comme la France, où la justice fonctionne traditionnellement à deux vitesses - une pour les riches et les stars, une pour les pauvres -, nous nous épargnerions bien des ennuis! Hannibal Kadhafi pourrait continuer à tourmenter ses laquais (ce ne sont que des domestiques, n’est-ce pas?), tandis que Polanski pourrait faire la nique à la justice américaine depuis Zurich.
On se dit que finalement, il vaut mieux que les “acteurs culturels” ne se mêlent pas de politique, car alors ils instaureraient un véritable système de privilèges, à leur profit exclusif bien entendu.

Philippe Barraud
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